Reconfinement & COVID-19 : quelles mesures pour le secteur médico-social ?

Reconfinement & COVID-19 : quelles mesures pour le secteur médico-social ?

Suite au rebond épidémique, le gouvernement a pris des décisions pour protéger la population, particulièrement les plus vulnérables. En effet, l’un des enjeux majeurs de cette seconde vague concerne les personnes âgées et/ou en situation de handicap. Concrètement, quelles dispositions doivent prendre les structures médico-sociales pour contenir la propagation du Covid-19 ? Et surtout, quel est l’impact pour les usagers, qu’ils soient âgés ou atteints d’un handicap ?

Un nouveau protocole sanitaire qui préconise… des mesures déjà instaurées 

Sophie Cluzel, la secrétaire d’Etat au handicap, a présenté le nouveau protocole applicable aux structures médico-sociales. Ses recommandations : assister au mieux les personnes en situation de handicap, leurs aidants ainsi que les professionnels de santé dans la gestion de la crise sanitaire. 

Ce protocole s’inscrit dans la continuité des décisions prises initialement lors du premier confinement et du retour à l’activité. On y retrouve des consignes désormais bien ancrées dans nos habitudes : l’adoption de gestes barrières et sanitaires pour l’ensemble des résidents, des visiteurs et du corps professionnel, ainsi que la distanciation physique pour les contacts non-essentiels. 

De nouvelles consignes pour renforcer le protocole de la première vague de Covid-19

Un nouveau protocole sanitaire pour lutter contre le Covid-19, ok, mais qu’est-ce qui change par rapport à la première vague ?

Le protocole, initialement mis en place lors de la première vague de Covid-19, a été réfléchi et repensé afin de tirer des enseignements du passé et de lutter contre le virus de manière plus efficace à l’avenir.

Zoom sur les modifications du protocole : 

Les changements diffèrent en fonction de l’état de santé des usagers de l’établissement. 
Si l’organisme accueille une part conséquente de personnes à risque, alors les personnes âgées doivent se soumettre à des réglementations plus strictes. 
Les admissions et accueils de nouveaux usagers restent possibles et uniquement de manière temporaire. 
Des consignes relatives aux spécificités de la prise en charge des personnes en situation de handicap, au port du masque et ses dérogations, à la restauration collective et aux transports, ont été ajoutées. 

Au contraire, si la majorité des usagers ne présentent pas de facteurs de risques graves : les établissements médico-sociaux restent ouverts. Ils peuvent continuer à organiser des activités dans et à l’extérieur de la structure, mis à part si un cas Covid-19 se déclare. 

Vous trouverez plus d’informations sur le sujet sur le communiqué de presse du secrétariat d’état des personnes handicapées

Concrètement, comment mettre en place ce protocole dans les ESMS* ?

Les directeurs d’établissement adaptent les consignes à appliquer dans leur structure. Ces réglementations dépendent de la situation sanitaire en interne, des avis du corps soignant et du médecin référent et des préconisations des agences régionales de santé (ARS). 

Le protocole incite fortement les établissements médico-sociaux à anticiper l’ensemble des procédures permettant de maintenir les soins offerts aux patients, ainsi que d’autres types de prise en charge : rééducation, accompagnement… 

Pour aider les directeurs à prendre leur décision, le secrétariat d’Etat chargé des personnes handicapées, propose un accompagnement via : 

  • l’instauration d’une FAQ actualisée tous les jours 
  • l’organisation de rendez-vous hebdomadaires avec les associations gestionnaires 
  • la mise en place de rendez-vous avec les ARS deux fois par mois 

Un programme qui promet de contenter les managers des établissements médico-sociaux ! Mais pour le moment, ces mesures sont en cours de mise en place. 

*Etablissements Sociaux et Médico-Sociaux 

Les mesures pour les personnes en situation de handicap et leurs aidants durant le second confinement 

L’heure du reconfinement a sonné ! Quelles conséquences pour les personnes handicapées, leurs familles et leurs soignants ? 

Les établissements et services médico-sociaux restent ouverts !

Les ESMS, ainsi que les accueils de jours et de repos seront toujours ouverts afin d’admettre de nouveaux résidents de manière durable ou temporaire. Cette souplesse implique néanmoins la stricte mise en oeuvre du protocole présenté au début de l’article. La secrétaire d’Etat en charge des personnes handicapées a précisé que ces régulations sanitaires vont être de nouveau renforcées prochainement. 

Pas de panique pour les proches des malades ! Les visites au sein des structures médico-sociales sont, elles aussi, toujours autorisées, même si elles doivent être encadrées. Les résidents continueront d’accueillir leur famille et leurs amis sur rendez-vous. Ils auront aussi la possibilité de se reposer chez-eux le week-end, auprès des leurs, à la condition qu’aucun cas Covid-19 ne soit constaté dans l’établissement de soin ou dans le cercle familial. 

Chez Mon Qualiticien, on est ravi de ces mesures. Préserver le lien avec nos proches est essentiel, particulièrement dans la crise que nous traversons. 

La poursuite des soins pour les personnes handicapées : la mission numéro un !

Malgré le reconfinement, l’activité des professionnels du secteur médico-social poursuit son cours. L’accompagnement éducatif et la rééducation sont maintenus. Les personnes handicapées seront ainsi prises en charge comme d’ordinaire.

De plus, le secrétariat d’Etat insiste sur la nécessité de fournir aux personnes en situation de handicap, les mêmes soins que l’ensemble de la population. Tous égaux face aux soins ! 

Pour assurer leur accès à l’hospitalisation ou encore la réanimation, un ensemble de dispositions sont mises en oeuvre : 

  • La formation et la sensibilisation des Centres 15, pour faciliter la prise en charge de certains handicaps 
  • L’assistance d’un aidant auprès de la personne handicapée de manière exceptionnelle et dans le respect des règles de sécurité fixées par l’établissement de santé

L’activité continue pour les travailleurs handicapés 

Oui, les personnes handicapées continueront à travailler ! En tout cas, celles qui ne présentent pas de facteurs de risques. Les personnes les plus vulnérables, quant à elles, continueront de toucher le chômage partiel. 

Au même titre que l’ensemble de la population, l’alternative télétravail est privilégiée pour les travailleurs handicapés, si l’activité le permet. 

En parallèle, les établissements et services d’aide par le travail (ESAT) ainsi que les entreprises adaptées (EA) restent accessibles aux travailleurs. A l’exception des structures concernées par des procédures de fermeture administrative, comme dans le secteur de la restauration par exemple. 

De plus, l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées dans le secteur privé (AGEFIPH) a été prolongé. Jusqu’au 28 février 2020, différents financements et prestations seront perçus par les salariés et les entreprises pour favoriser le travail à domicile, protéger les stagiaires, couvrir des frais supplémentaires…

Des dérogations pour les déplacements et le port du masque

Pour les déplacements

Un assouplissement des conditions de sortie est prévu pour les personnes en situation de handicap souffrant de troubles psychiques, de déficiences intellectuelles ou de problème d’attention. Dans ces cas, pas de limitation possible, en termes de durée, de fréquence ou de distance ! 
Qu’elles soient seules, accompagnées, à pied, en voiture ou en train, elles peuvent se déplacer librement. 
Elles doivent cependant posséder des justificatifs certifiant leur handicap et se munir d’une attestation de déplacement obligatoire pour chacune de leur sortie. Les aidants ont aussi l’autorisation d’accompagner leurs proches. 

Pour le port du masque

Le masque est déjà difficile à supporter d’ordinaire mais encore plus pour les personnes possédant de troubles du comportement tel que l’autisme. 

Pire encore, il peut avoir des conséquences graves sur la santé des personnes souffrant de difficultés respiratoires. Ces personnes à risque peuvent bénéficier d’une dérogation au port du masque. Comment ? Comme pour les déplacements, elles doivent être munies d’un certificat médical. 

De plus, dans la mesure du possible, elles doivent faire preuve de vigilance pour protéger leur entourage (respect des distances sociales en vigueur, port d’une visière si cela est envisageable…).

Vous l’aurez compris, face à cette seconde vague, il est fondamental de protéger les plus fragiles. Renforcer les mesures sanitaires dans les établissements médico-sociaux est donc essentiel. C’est une étape clé pour ralentir voire éviter la propagation du Covid-19 auprès des populations les plus à risques. 

Bon courage pour cette nouvelle vague, mais sachez que toute l’équipe de Mon Qualiticien vous soutient !

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